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Est-ce que toutes les PME sont vendables, même les plus petites ?
Vous envisagez de décrocher, pour prendre votre pension ou simplement pour changer de vie. Votre entreprise est très pointue, ou tout juste à l'équilibre, ou carrément en perte. Dans chacun de ces cas, la question se pose : est-elle vendable ?
Cas 1 : l’entreprise est bénéficiaire, et vous pouvez partir en vacances!
L’entreprise est bénéficiaire ou à l’équilibre, des collaborateurs gèrent l’essentiel des tâches, et vous parvenez régulièrement à prendre des vacances sans que cela pose problème. Pas de souci : quelle que soit la taille de l’entreprise, elle est vendable, et vous recevrez des fonds en échange.
Cas 2 : l’entreprise génère du profit, mais vous êtes irremplaçable
Ou vous pensez l’être. Si vous parvenez à prendre des vacances, vous restez en contact permanent avec le siège. Ce cas est plus délicat.
En pratique, la préparation à la vente commencera par une analyse approfondie de l’entreprise et de son mode de fonctionnement : comprendre lesquelles de vos compétences créent de la valeur ou sont stratégiques, et lesquelles sont secondaires. Partant de là, plusieurs stratégies sont possibles. Redistribuer vos responsabilités différemment, ce qui rend plus facile de trouver des candidats. Développer un profil de compétences et chercher un repreneur comme le feraient des chasseurs de têtes. Ou se tourner vers des sociétés voisines ou complémentaires qui ont ce genre de compétences en interne.
La conclusion reste la même : oui, l’entreprise est vendable. La recherche du repreneur sera simplement plus technique et plus compliquée.
Cas 3 : l’entreprise est en perte
Ce cas est plus compliqué. Une analyse approfondie permettra de comprendre si cette situation est durable ou pas. Elle permettra aussi de déterminer s’il existe des scénarios de rapprochement avec d’autres entreprises qui développeraient des synergies, en donnant accès à des marchés nouveaux ou à des moyens de production plus élaborés, ou simplement en partageant et réduisant les frais à charge de chaque acteur.
Cette analyse vérifiera aussi si l’une des activités ne pourrait pas être rentable seule, quitte à sacrifier les autres. Par exemple en renonçant à une activité de négoce qui mobilise capital et ressources, pour se recentrer sur le métier de base.
D’expérience, il n’y a pas une solution dans tous les cas, mais il existe souvent une possibilité de céder l’activité. Mais ce n’est pas garanti et peut ne pas aboutir.
Cas 4 : vous êtes seul
Votre entreprise pourrait-elle intéresser quelqu’un ? A priori oui. Dans ce cas, le candidat à la reprise sera presque toujours un particulier, salarié, qui ne se sent pas prêt à se lancer comme créateur d’entreprise et préfère une reprise. Ceci rend la recherche plus compliquée et nécessitera une démarche adaptée pour l’aider à organiser le financement de la reprise. Mais c’est jouable.
La bonne question
De façon générale, il y a un nombre croissant de candidats acheteurs prêts à s’investir et qui ont envie de reprendre une PME. Ceux-ci ne savent pas comment trouver la mariée idéale.
L’enjeu consiste donc à trouver un spécialiste de la transmission des PME qui saura traiter votre cas, qui saura où aller chercher ces candidats, les convaincre et les accompagner dans le processus de reprise. La question correcte n’est pas de savoir si votre entreprise est vendable, mais comment et où trouver le bon candidat. Et éventuellement quel est le moment idéal pour céder l’entreprise.
Nady Bilani
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